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20/04/2007

Heroes: il faut sauver la pom-pom girl!




J'ai regardé ce week-end les 5 premiers épisodes de Heroes, qui sera bientôt diffusé chez nous sur RTL-TVI.

Je dois avouer qu'au départ, je suis plutôt sceptique. Sur papier, Heroes m'a l'air d'"emprunter" énormément d'éléments et de principes thématiques à de glorieux prédécesseurs.
Des X-Files, on retrouve l'angle de la conspiration et des méchants messieurs en costume qui enlèvent des gentils.
A Lost, la série emprunte son côté chroral: de multiples personnages, d'origines ethniques et sociales très différentes, dont les destins s'entrecroisent. D'où une ligne narrative éclatée à l'extrême, où l'on saute sans arrêts d'un personnage à l'autre: le salaryman japonais, le junkie dessinateur, le politicien en campagne, la pom-pom girl, la mère célibataire, le chercheur hindou, le flic qui a des problèmes de couple.... n'en jetez plus!

Au départ, donc, il y a l'appréhension d'avoir affaire à une série attrape - tout, qui cherche à réutiliser des formules éprouvées pour minimiser les risques.

Et cette analyse reste partiellement vraie, après avoir vu les 5 premiers épisodes: le pitch initial a été calculé pour convaincre les networks de mettre des sous dans une ixième série de SF, et va sûrement plaire au public par son aspect familier.

Mais Heroes montre très vite un potentiel qui va plus loin que la somme de ses éléments. J'ai accroché très vite à cette histoire, pourtant un peu tortueuse pour mes pauvres neurones.

Si Heroes était un roman, on le qualifierait de "page-turner", ce genre de bouquins qui vous poussent à les lire avidement, à tourner les pages pour connaître la suite de l'histoire. Chaque épisode se termine donc par un habile cliffhanger, dans la plus pure tradition des serials de cinéma des année 30. Et en parlant de cinéma, un point bonus pour la photographie et le montage, qui sont très soignés.

En ce qui concerne les personnages principaux, mon chouchou (et celui de nombreux Américains) est définitivement Hiro (le bien nommé!), le jeune geek japonais qui contrôle l'espace et le temps -rien que ça.
Faut dire qu'il y en a pour tous les goûts: des grandes et des petites blondes, des beaux bruns, des post-ados tourmentés, des politiciens à la mâchoire carrée et aux pectoraux avantageux, des artistes-junkies mal rasés qui zonent dans leur lofts, ya du monde et du beau.

Et comme dans toute BONNE série, qu'elle soit de SF/fantastique ou autre, il y a surtout cette part d'humanité dans les personnages et les situations qui permet de s'identifier et de vibrer. Pas d'effets spéciaux gratuits (il y en a, de bonne qualité, mais juste ce qu'il faut), pas de jargon et de technobabble, mais des gens en apparence ordinaires qui sont confrontés à des problèmes qui les dépassent, et qui réagissent comme nous le ferions.

Je me doute que, comme toutes les séries basées sur ce genre de formules, l'attrait de la nouveauté finira par s'émousser, et qu'aux environs de la saison 3 les ficelles commenceront à être beaucoup trop grosses, mais en attendant, je ne bouderai pas mon plaisir et je suivrai cette première saison avec assiduité.


07:12 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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