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19/04/2007

Melting Pot Café: Y a-t-il un acteur dans la salle?



 
 Première mardi soir de la nouvelle série-maison de la RTBF, Melting Pot Café.

Située dans le quartier pittoresque des Marolles à Bruxelles, l'action se déroule principalement dans un café de la populaire Rue Haute, le.... Melting Pot Café.
Je n'essayerai même pas de résumer l'histoire, elle n'a que très peu d'intérêt, sachez que c'est du niveau "Le Bonheur d'en Face", c'est tout dire.

Il y a l'inévitable kyrielle de personnages "hauts en couleurs", le flic débonnaire, le clochard sympa, le méchant proprio, et dans le rôles principaux, la mère-courage, la bobonne dynamique, le fils à maman et la jeune infirmière qui veut se dévouer à sauver les p'tits zwèts. Oyoyoyoyoye. Autant vous dire que tout cela sent le fabriqué 100 %, avec en plus une infusion de bons sentiments et les quelques "godferdekkes" et "une fois" vernaculaires indispensables pour la couleur locale.

Et que dire du choix des acteurs? Comme on espère, comme d'hab' à la RTBF, que ce chef d'oeuvre ait une diffusion en France (je me marre), il y a le quota d'acteurs français, ce qui pour une série qui se déroule dans les Marolles, est d'une logique implacable. Chapeau cependant à Tsilla Chelton, qui reste crédible dans le rôle de la mamy-madame pipi en distillant un très léger accent belge - c'est à mon avis la seule interprète de qualité dans tout ce bazar. Mauvais point par contre pour le casting de Raphaëlle Lubansu dans le rôle de la jeune première - déjà dans PJ, elle me les cassait royalement, alors ici, ça ne le fait vraiment pas du tout.
Quant au couple mère-fils, qui semble devoir être le moteur de l'intrigue, il souffre d'être interprété par 2 acteurs belges, certes, mais au charisme inexistant. De plus, ils ont autant l'air de Marolliens que moi d'un Mandarin.

Bref, une fois de plus la RTBF démontre qu'elle est parfaitement incapable de produire de la fiction, surtout quand elle se veut populaire. Vouloir jouer la carte de la couleur locale, c'est bien, mais le faire aussi mal, c'est franchement une trahison pour ceux qui connaissent un tant soi peu l'âme bruxelloise.
Ce brol est une triste tentative d'ancrer une fiction dans la réalité belge - avec des acteurs qui n'ont probablement jamais mis les pieds hors du Sablon!

Je ne raterai pas le prochain épisode - mais c'est parce que mon copain Dop y fait une apparition dans le groupe "Mens of Arms" de l'agent de quartier. Après ça, il boiront leur bière tiède sans moi.

Salut en de kost!

16:56 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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